Projet de Réhabilitation à Base Communautaire (RBC) des personnes handicapées de l’OCADES

  L’organisation catholique pour le développement et la Solidarité (OCADES) depuis des années au Burkina vient en aide aux personnes en situation de handicap à travers son programme de réhabilitation à base Lire la suite »

Burkina : « Ils ont le droit de vivre comme des personnes qui vivent sans handicap »

Manga est l’une des localités dans le Centre-sud du Burkina à accueillir le projet de Réhabilitation à Base Communautaire (RBC) de l’Organisation Catholique de Développement et de solidarité, (OCADES Caritas Burkina).  Il Lire la suite »

L’OCADES Caritas à Zabré : Pour que le handicap ne soit plus un handicap

L’organisation catholique pour le développement et la Solidarité (OCADES Caritas Burkina) depuis des années au Burkina vient en aide aux personnes en situation de handicap à travers son programme de réhabilitation à Lire la suite »

Cathérine Sango, bénéficiaire de formation en activités génératrices de revenus de l’OCADES

A Bangou, village situé à une dizaine de kilomètres de Zabré, Cathérine Sango, handicapée moteur, sur un tricycle, est un exemple de femme battante et est admirée par sa communauté. Formée aux Lire la suite »

Tima Blandine et son mari Gondoroboué Jean-Baptiste, couple d’aveugles pour qui le handicap n’est pas une fatalité

A Tiébélé, village situé à environ 200 km de Ouagadougou, ce couple d’aveugles, Gondoroboué Jean-Baptiste et Tima Blandine, force l’admiration. Mariés malgré tout contre la volonté de la famille, ils sont expulsés Lire la suite »

Présentation de vœux au Père Evêque de Koudougou

2

Le mercredi 03 janvier 2018 a eu lieu dans la Salle Anthyme BAYALA du Centre UNITAS de Koudougou, la présentation de vœux au Père Evêque, Monseigneur Joachim OUEDRAOGO.

1La rencontre a débuté par une prière. Monseigneur a ensuite donné des informations relatives au décès de la grande sœur de Monseigneur Basile TAPSOBA et à sa venue pour assister à l’enterrement. Il a aussi adressé ses remerciements à tous pour les soutiens multiformes dont il a fait l’objet lors du rappel à Dieu de son père Joseph OUEDRAOGO. Il a informé l’assistance qu’il n’y aurait pas de funérailles, conformément à la volonté du défunt.

Monseigneur Joachim s’est ensuite entretenu avec l’assistance sur le thème du Dialogue islamo-chrétien comme chemin de paix vers le dialogue social. Le dialogue islamo-chrétien est une exigence de foi qui appelle au respect et à l’écoute de l’autre. Ce n’est ni un débat, ni une tentative de convaincre l’autre encore moins de le convertir. Nous devons, dit-il chercher à dépasser les conflits et antagonismes et travailler à la paix et à la réconciliation dans le monde. Il faut prendre conscience de nos complexités et instaurer une culture de paix.

Pour l’Evêque, trois (03) attitudes fondamentales sont à adopter par les catholiques :

  • Prier pour la paix,
  • Eduquer à la paix,
  • Promouvoir la justice.

2

Pour Monseigneur, les responsables religieux doivent être des constructeurs de ponts. Si tu veux la paix, fais la justice, dit-il. Il a aussi rappelé que nous ne sommes rien sans les autres. Nous devons construire une société qui rende gloire à Dieu et rehausse la dignité de l’Homme. Un fait est là : il y  a des familles où coexistent plusieurs religions, et cela constitue une chance. Chrétiens et Musulmans ont une même culture traditionnelle. Par rapport à la formation, l’Evêque a noté qu’il y a des institutions permettant de mieux connaître sa religion et celle des autres. Il a aussi reconnu que le dialogue n’est pas facile surtout sur le plan religieux.

 Comme obstacles au dialogue islamo-chrétien, on note :

  • L’ignorance de l’autre qui est une véritable source de tension,
  • La fausse tolérance,
  • Un enracinement insuffisant dans sa propre foi d’où la considération du dialogue comme une spécialité pour ceux d’ « en haut »,
  • Le mauvais témoignage,
  • La volonté de convertir l’autre.

 Comme forces, on peut citer :

  • Du côté musulman : la possibilité réelle du dialogue, la participation des leaders rencontres et évènements, la confiance faite à l’Eglise et à ses institutions et l’engagement d’un intellectuel musulman au Dialogue islamo-chrétien (Docteur Doukouré)
  • Du côté chrétien : l’existence d’une commission épiscopale, la conciliation des évêques, la commission du dialogue islamo-chrétien, la formation et la sensibilisation des élèves, les émissions radiophoniques, les visites lors des fêtes musulmanes, la nuit de l’unité et de la paix et l’Union Fraternelle des Croyants,…

Comme faiblesses, on peut retenir :

  • Du côté musulman : l’islam se considère comme la meilleure des religions (complexe de supériorité donc pas besoin de dialogue), les réactions violentes ne favorisent pas le dialogue, le manque d’un leader coiffant tout le monde musulman, la pression sociale sur les jeunes et l’interdiction de critiquer le prophète, le coran ou l’islam.
  • Du côté chrétien : un certain monologue : ce sont les chrétiens qui cherchent toujours le dialogue, une vision égocentrique de certains évêques et prêtres, l’idée que le dialogue est important mais ne constitue pas l’essentiel, le manque d’approfondissement de sa propre foi et le complexe de supériorité.

 La cohabitation est difficile et il faut se rappeler que l’on rencontre des frères et sœurs devant Dieu. Il faut sortir de chez soi pour aller à la rencontre de l’autre pour un monde plus uni, convivial et pacifique.

D’où les défis suivants à relever :

  • combattre l’ignorance pour une meilleure connaissance mutuelle,
  • travailler pour une société de paix et d’amour,
  • accepter l’autre tel qu’il est.

    Pour clore ses propos sur ce thème, Monseigneur a rappelé que les croyants doivent comprendre que la différence religieuse est une source d’enrichissement mutuel. Il faut aller au dialogue et qui veut la paix, entre en dialogue avec les autres.

    Une séance de questions et contributions s’en est suivie et les points abordés étaient relatifs au terrorisme, à l’autorité islamique, au complexe de supériorité et d’infériorité.

3L’abbé Roger KOUANDA a donné des informations sur les activités à mener pour le compte de l’apostolat biblique. Des informations diverses sur la vie des paroisses et des religieux ont été données.

 Une célébration eucharistique a eu lieu dans la chapel4le du centre UNITAS suivie de la présentation des vœux. L’abbé Gaston KOUAMA a, au nom de tous les agents pastoraux, formulé les vœux de bonne et sainte année 2018 au père Evêque, lui souhaitant la foi d’Abraham et la sagesse de Salomon.

En réponse, Monseigneur Joachim OUEDRAOGO a entonné le psaume 97 pour rendre grâce au Seigneur pour l’animation de la vie des communautés chrétiennes, les différents sacrements reçus et donnés, la création de nouvelles paroisses,…

« Félicitations et merci pour tous vos combats quotidiens » a t-il lancé à l’assistance ! « Merci pour votre disponibilité et le don de vous-mêmes ». Il a exhorté les uns et les autres à revenir à l’essentiel de leur vie et de leur ministère : se centrer sur Jésus Christ, royauté de justice, de paix et de l’amour. Aimez les catéchistes comme ils sont, a-t-il poursuivi.

Monseigneur a formulé des vœux de santé, paix, joie et amour pour les catéchistes et leur ministère. « Que chacun parraine un catéchiste dans la prière et pourquoi pas autrement. Que la Vierge Marie  nous5 accompagne tout au long de cette année ! Sainte et heureuse année à toutes et à tous », a-t-il conclu. Un repas en commun est venu mettre fin à cette cérémonie de vœux.

 M. Jeannette BAYAMA/MAÏGA
Service Communication

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>