Commune de Dassa : restitution du voyage de prospection au Ghana

Le vendredi 1er juin 2018 a eu lieu à 09h45 dans la salle des fêtes de la Mairie de Dassa, la rencontre de restitution du voyage de prospection commercialisation effectuée au Ghana par le  Chargé de Projet PRCASA, monsieur Harouna BADIEL.

SSSEn rappel, l’un des objectifs spécifiques du Projet PRCASA est de faciliter la recherche de marché, autrement dit de trouver des circuits de commercialisation dans l’un des pays voisins.  Il a fait un bref rappel sur l’état d’exécution des  cinq (05) mesures qui visent à faciliter la commercialisation :

  • L’élaboration d’un plan stratégique,
  • La formation des organisations en prospection commerciale et contractualisation,
  • L’organisation d’un voyage de prospection commerciale dans l’un pays de la sous région afin de recueillir des commandes et de dresser un répertoire d’adresses de clients,
  • La formation des membres des bureaux des organisations paysannes en montage de micro projets,
  • L’atelier de plaidoyer et de recherche de financement.

SSAvant le voyage proprement dit, l’offre en produits maraîchers (oignon et tomate) a été recueillie avec  l’appui de la mairie afin de connaître la capacité de production dans les trois communes. Les données recueillies étaient en cohérence avec l’importance de la pratique de l’activité maraîchère qui hisse la Région du centre-Ouest au  troisième rang national et  la province du Sanguié la première dans la Région. Les producteurs gagnent  entre 1, 3 et 1, 5 milliard par an.

Monsieur BADIEL a souligné qu’à son arrivée au Ghana, il a rendu visite à l’Ambassade du Burkina au Ghana pour signaler sa présence et l’objet de sa mission. Au cours de sa mission il a rencontré les deux plus grandes faitières de commercialisation des légumes : Ghana Agricultural Products and Traders Organisations (GAPT O) pour la filière tomate, Ghana National Transporter et associations Traders (GNTAT) pour la filière oignon.

Des échanges avec ces deux organisations, il ressort qu’elles rencontrent des difficultés s :

  • La forte perte due à la pourriture des produits,
  • La longueur du voyage et les tracasseries routières,
  • Les intermédiaires et les démarcheurs,
  • Le nombre élevé de taxes sur le territoire burkinabè,
  • Les taxes indues.

Pour le Chargé de Projet, pour avoir accès aux marchés, il faut être organisé, travailler en coopérative, en organisation, en union avec des comités de commercialisation très dynamiques. Après la restitution, monsieur BADIEL a suggéré aux participants de constituer séance tenante un comité de six (06) personnes à former pour la recherche de marché appelé comité de commercialisation. Une quarantaine de personnes provenant d’union, de coopérative, d’association ou de groupement a pris part à cette rencontre de restitution du voyage de prospection du chargé de Projet.

M. Jeannette BAYAMA/MAÏGA

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