Du 21 au 25 septembre 2026, Martine HAENTJENS, Gestionnaire Sahel de Caritas International Belgique, a effectué une mission de suivi du programme COHERENCE dans les communes de Loropéni et de Zambo et du projet PROTECTRICE dans la commune de Djigoué. Accompagnée des équipes du Secrétariat Général de l’OCADES Caritas Burkina et des Secrétariats Exécutifs Diocésains de Gaoua et de Diébougou, elle est allée à la rencontre des bénéficiaires pour apprécier les progrès réalisés, écouter leurs préoccupations et échanger sur les perspectives de pérennisation des acquis.
Des formations qui ouvrent la voie à l’autonomie
A Loropéni, la délégation a visité plusieurs ateliers de couture, de coiffure, de soudure et de mécanique deux-roues tenus par des bénéficiaires de bourses de formation professionnelle. Au-delà des compétences acquises, ces femmes et ces jeunes développent progressivement des activités qui leur permettent de générer des revenus et de contribuer aux besoins de leurs familles. Certaines bénéficiaires envisagent même de transmettre leur savoir-faire à d’autres jeunes filles.

A Toumpéna, la coopérative apicole Nobiel illustre également cette dynamique d’autonomisation. Sa première production de 80 litres de miel, vendus à 5 000 FCFA le litre, lui a permis de rembourser un prêt, de constituer un fonds de roulement et de renforcer ses équipements. La visite du CECI Filphaa à Kabaniora a, quant à elle, mis en évidence une organisation communautaire encourageante, avec des perspectives de développement d’activités génératrices de revenus collectives.

A Zambo, des initiatives qui portent leurs fruits
La mission s’est poursuivie dans la commune de Zambo, où plusieurs bénéficiaires ont partagé leurs expériences. A Habré, un bénéficiaire formé et équipé en élevage en 2024 a réussi, grâce aux revenus de son activité avicole et à ses propres investissements, à diversifier progressivement son exploitation avec des porcs, des ovins et des caprins.

A Nambléteon, une bénéficiaire d’une formation en coiffure et d’un kit d’installation, tire désormais des revenus de son activité. Encouragée par cette expérience, elle envisage de se lancer également dans la fabrication de savon liquide.
Ces parcours, tout comme ceux d’autres bénéficiaires engagés dans l’élevage, le maraîchage et la production de semences, témoignent de la capacité des communautés à faire fructifier les appuis reçus et à développer de nouvelles initiatives.
Préserver les acquis pour renforcer la résilience
Malgré ces avancées, la mission a relevé plusieurs défis liés à la durabilité des réalisations. Sur le périmètre maraîcher de Zambo, notamment, des fissures et des fuites affectent certains bassins de stockage d’eau. Face à cette situation, les membres du comité ont décidé de cotiser chacun 1 000 FCFA pour contribuer aux réparations. Une initiative saluée par la délégation, qui y voit un signe encourageant d’appropriation communautaire.

Les échanges à Diébougou ont également permis de revenir sur les conséquences de plusieurs événements climatiques et sinistres, dont un incendie de brousse ayant détruit plus de vingt ruches contenant environ 300 kilogrammes de miel en janvier 2026, ainsi qu’une tornade survenue à Ouizine en mai 2026 ayant occasionner des sinistres. A cette occasion, l’équipe de mission a présenté le « Crisis Modifier » du projet PROTECTRICE, destiné à répondre aux éventuelles nouvelles crises dans la région.
Au terme de la mission, Martine HAENTJENS s’est déclarée satisfaite de la dynamique observée et de l’engagement des bénéficiaires. Si les fortes pluies n’ont pas permis à la délégation de se rendre à Djigouè, en raison de l’inaccessibilité de la zone, le suivi du projet PROTECTRICE s’est néanmoins poursuivi à travers une séance de travail tenue à Gaoua avec l’équipe de mise en œuvre. Cette rencontre a permis de passer en revue les activités réalisées et d’échanger sur les perspectives du projet. Plus largement, les échanges menés au cours de la mission ont permis d’identifier plusieurs priorités, notamment la consolidation des activités économiques, l’amélioration des moyens de production et l’entretien des infrastructures réalisées.

Au-delà des résultats observés, cette mission aura surtout été un moment d’écoute et de dialogue avec des communautés déterminées à construire leur autonomie, malgré les difficultés rencontrées.
A travers le programme COHERENCE et le projet PROTECTRICE, l’OCADES Caritas Burkina poursuit ainsi son engagement aux côtés des populations rurales de Loropéni, de Zambo et Djigoué pour renforcer durablement leurs moyens d’existence et leur résilience.
En rappel, le programme COHERENCE et le projet PROTECTRICE est mis en œuvre par l’OCADES Caritas Burkina, à travers ses structures diocésaines de Gaoua et de Diébougou, en collaboration avec Caritas International Belgique, avec le soutien financier de la Direction générale Coopération au développement et Aide humanitaire (DGD) du Royaume de Belgique.
KY Rose Arlette Cissima
Chargée de communication,
plaidoyer et mobilisation des ressources
