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ÉCONOMIE VERTE ET TRANSITION ÉCOLOGIQUE : L’OCADES CARITAS BURKINA OUTILLE SES ACTEURS POUR DES PROJETS PLUS DURABLES - Ocades Caritas Burkina

ÉCONOMIE VERTE ET TRANSITION ÉCOLOGIQUE : L’OCADES CARITAS BURKINA OUTILLE SES ACTEURS POUR DES PROJETS PLUS DURABLES

Mieux préserver les ressources naturelles, renforcer la résilience des communautés et créer des opportunités économiques durables : tels sont les enjeux au cœur de l’atelier national organisé par l’OCADES Caritas Burkina du 21 au 23 octobre 2026 à Ouagadougou.

Face à la dégradation des ressources naturelles et aux effets des changements climatiques, les acteurs du développement sont appelés à adapter leurs pratiques. Pour l’OCADES Caritas Burkina, cette exigence implique de mieux intégrer les préoccupations environnementales dans la conception et la mise en œuvre de ses projets. C’est dans cette perspective qu’elle a réuni, au Centre DHI de Ouagadougou, 34 participants issus notamment des Secrétariats exécutifs diocésains (SED), autour des technologies innovantes en matière d’économie verte et de transition écologique.

 

De la sensibilisation à l’analyse des pratiques

Pendant les deux premières journées, les participants ont approfondi leur compréhension des enjeux environnementaux et climatiques au Burkina Faso, ainsi que de leurs conséquences sur les moyens d’existence des populations. Dégradation des terres, déforestation, raréfaction de l’eau et irrégularité des saisons agricoles ont notamment été abordées sous l’angle de leurs effets sur les communautés.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de placer les femmes, les jeunes, les personnes déplacées et les communautés hôtes au cœur des réponses proposées. La transition écologique ne saurait, en effet, se limiter à l’adoption de nouvelles techniques : elle doit aussi contribuer à améliorer les conditions de vie et à réduire les inégalités.

Pour rapprocher ces enseignements des réalités professionnelles des participants, des travaux de groupe et une étude de cas portant sur un projet agropastoral fictif leur ont permis d’identifier des risques environnementaux et sociaux liés à certaines pratiques, puis de proposer des mesures correctives. Pratiques agroécologiques, gestion responsable de l’eau et des espaces de pâturage, inclusion des groupes vulnérables : autant de pistes examinées pour rendre les interventions plus durables.

Des initiatives locales comme sources d’inspiration

La troisième journée a prolongé les apprentissages par des visites à la ferme du monastère de Koubri et à l’unité de transformation Faso Attiéké, à Loumbila.

À Koubri, les participants ont découvert une exploitation qui associe élevage de vaches laitières et production végétale. Les cultures contribuent à l’alimentation du bétail, tandis que les déjections animales sont valorisées comme fertilisants, illustrant une complémentarité entre les activités et une meilleure utilisation des ressources.

À Loumbila, l’unité Faso Attiéké de Mme Bassono a présenté un modèle d’activités diversifiées autour de la transformation du manioc en attiéké, de l’élevage, du jardinage et de la production de larves de mouches soldats noires pour l’alimentation animale. Avec environ 80 emplois, cette initiative illustre le potentiel de la transformation locale dans la création d’opportunités économiques.

 

Au-delà de la découverte, ces visites ont permis d’échanger sur les conditions de fonctionnement et les difficultés rencontrées, notamment l’accès à l’eau, la gestion des eaux usées et les besoins en équipements. Elles ont ainsi donné aux participants des exemples concrets de solutions locales, tout en les invitant à réfléchir à leur adaptation dans les zones d’intervention des diocèses.

Faire de la durabilité une exigence dans les projets

L’un des principaux enseignements de l’atelier est que l’économie verte doit être intégrée à toutes les étapes du cycle de projet : de l’identification des besoins au suivi-évaluation, en passant par la conception, la budgétisation et la mise en œuvre.

 

Parmi les pistes retenues figurent la promotion des énergies renouvelables et des foyers améliorés, la valorisation des déchets organiques et des produits forestiers non ligneux, ainsi que la prise en compte de mesures environnementales dans les budgets et les indicateurs de suivi des projets.

 

Pour l’OCADES Caritas Burkina, le défi est désormais de traduire ces acquis dans les pratiques quotidiennes de ses équipes et dans les réponses apportées aux communautés. Car la préservation de l’environnement, l’inclusion sociale et l’amélioration des conditions de vie sont indissociables d’un développement véritablement durable.

 

Lydie Nikiema, Stagiaire en communication

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