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Projet P115-2025-003 : l’OCADES Caritas Burkina renforce les capacités des acteurs pour une prise en charge digne et humaine des survivantes de VBG - Ocades Caritas Burkina

Projet P115-2025-003 : l’OCADES Caritas Burkina renforce les capacités des acteurs pour une prise en charge digne et humaine des survivantes de VBG

Du 04 au 06 février 2026, dans le cadre du projet P.115-2025-003, la ville de Tenkodogo a abrité un atelier de formation organisé par l’OCADES Caritas Burkina en collaboration avec l’Association REFERENCES et avec le soutien financier de Caritas Allemagne. Cette session visait à outiller l’équipe projet et les services techniques de la santé et des services sociaux sur la posture, les attitudes et le langage nécessaires pour une prise en charge des survivantes de VBG sensible au genre et respectueuse de la dignité humaine.

Un impératif humanitaire au cœur de la crise

Dans le contexte de crise humanitaire que vit le Burkina Faso, les femmes et les filles déplacées ou issues des communautés hôtes sont particulièrement exposées aux violences basées sur le genre. Face à cette problématique, la qualité de la réponse ne dépend pas seulement de l’accès aux services, mais surtout de la manière dont les survivantes sont accueillies et accompagnées.

Financé par Caritas Allemagne, le projet « Assistance multisectorielle aux personnes affectées par la crise humanitaire dans les communes de Gounghin et de Bissiga » a fait de la protection une priorité absolue. Comme l’a souligné le Coordonnateur du projet, M. Régis ZOUNGRANA, l’objectif est d’éviter les pratiques inadaptées qui renforcent la stigmatisation et découragent le recours aux services.

Les 8 principes fondamentaux de l’accompagnement psychosocial

Sous la facilitation experte du Dr Patrice KOMBOIGO, de l’Association REFERENCES, les 20 participants issus des services techniques de santé, de l’action sociale et des équipes projet ont approfondi les piliers d’une prise en charge réussie :

  1. Le respect de la dignité humaine : replacer la personne au centre de toute action ;
  2. L’individualisation : reconnaître l’unicité de chaque survivante ;
  3. La confidentialité : instaurer un climat de confiance indispensable ;
  4. La liberté d’expression : permettre à la personne de s’exprimer sans entrave ;
  5. L’autonomie : respecter le droit de la survivante à prendre ses propres décisions ;
  6. La confiance : bâtir une relation solide entre l’intervenant et la personne assistée ;
  7. L’attitude de non-jugement : analyser les situations sans présomption ;
  8. Le temps et la disponibilité : offrir une écoute active et attentive.

 

Communication et posture : le langage qui guérit

Une partie essentielle de l’atelier a été consacrée à la communication interpersonnelle. Les participants ont été formés à la communication non verbale : adopter une posture ouverte et rassurante, utiliser une voix audible et apaisante, et accorder une attention particulière aux messages silencieux de la survivante (gestes, tonalité, attitudes). « L’écoute active ne se limite pas à entendre, c’est mobiliser ses sens et ses connaissances pour percevoir la souffrance derrière les mots », a rappelé le facilitateur.

Une synergie d’acteurs pour un référencement efficace

Outre les aspects psychosociaux, l’atelier a permis de clarifier les circuits de référencement. La coordination entre les agents de santé, les travailleurs sociaux et les équipes terrain de l’OCADES est essentielle pour garantir que chaque survivante bénéficie d’une réponse holistique : médicale, psychologique, sécuritaire et sociale.

Un message fort des autorités diocésaines : vers la pérennisation des acquis

 

Le vendredi 06 février, les Secrétaires Exécutifs Diocésains de Koupéla et de Tenkodogo, Abbé Paulin DAMIBA et Abbé Lucien GALBANI, ont rendu visite aux participants pour les encourager. Ils ont insisté sur la nécessité de pérenniser les actions au-delà de la durée du projet et de promouvoir auprès des bénéficiaires la culture du don et de la solidarité. Rappelant que les financements proviennent de la générosité de partenaires internationaux, ils ont exhorté à dépasser la logique d’assistanat afin de favoriser l’autonomisation et la responsabilité.

 

Dayamba B. Bénédicte, Chargée de communication/ SG OCADES Caritas Burkina

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