Pour renforcer la participation citoyenne et la redevabilité au niveau local, l’OCADES Caritas Burkina mise sur un accompagnement de proximité des organisations à base communautaire. Du 8 au 11 septembre 2026, elle a réuni à Ouagadougou, une trentaine de participants issus de son réseau, pour renforcer leurs compétences en matière de gouvernance locale participative et de contrôle citoyen.

« La qualité de l’accompagnement que nous apportons aux communautés dépend aussi de la qualité de ceux qui les accompagnent sur le terrain. » À l’ouverture de la formation, M. Simon GNIMINOU, Secrétaire Général Adjoint de l’OCADES Caritas Burkina, a ainsi rappelé le sens de cette initiative : renforcer celles et ceux qui, dans les diocèses, sont appelés à accompagner les organisations engagées auprès des communautés.

Cette démarche s’inscrit dans le Plan stratégique 2025-2030 de l’OCADES Caritas Burkina, qui place la promotion de la bonne gouvernance locale et institutionnelle parmi ses priorités. À travers son réseau de 15 Secrétariats Exécutifs Diocésains, l’organisation entend ainsi rapprocher les pratiques de gouvernance des réalités vécues par les communautés.

La formation, placée sous le thème « La légalité et la viabilité des organisations à base communautaire », donne une place centrale aux enjeux auxquels ces organisations sont aujourd’hui confrontées. La maîtrise du nouveau cadre juridique associatif constitue l’un des premiers leviers. Les travaux conduits par le Dr Thomas OUEDRAOGO du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) avec l’appui de M. Simon DOAMBA, ont notamment permis de mieux cerner les exigences de la loi n°011-2025/ALT et d’en mesurer les implications concrètes pour les associations.

Mais une organisation bien structurée ne suffit pas à elle seule à faire vivre la gouvernance locale. Encore faut-il que les communautés puissent accéder à l’information, participer aux espaces de décision, suivre l’action publique et interpeller les responsables lorsque cela est nécessaire. C’est dans cette perspective que la formation accorde également une place importante aux mécanismes concrets du contrôle citoyen, ainsi qu’aux conditions qui peuvent en favoriser ou en limiter l’exercice.

La pérennité des organisations constitue un autre enjeu majeur. Les échanges consacrés à la mobilisation des ressources et à la viabilité financière, avec la contribution de Mme KABORE/Takendo Diane et de Mme Ouedraogo/Zoungrana Véronique du CGD, mettent en évidence la nécessité pour les OBC de diversifier leurs ressources, de mieux anticiper leurs besoins et de renforcer leur autonomie.

Au-delà des connaissances acquises, l’ambition est de faire du coach diocésain un véritable acteur de proximité : capable d’écouter, d’orienter, de conseiller et d’aider les organisations à trouver elles-mêmes les moyens de consolider leur gouvernance et leur action au service des communautés.

À travers cette dynamique, l’OCADES Caritas Burkina entend progressivement constituer un pool de coachs diocésains capable d’assurer un accompagnement durable et de qualité, au plus près des réalités locales.



DAYAMBA B. Bénédicte, Chargée de communication, plaidoyer et mobilisation de ressources
