
Ce mercredi 03 décembre 2025, à Ouagadougou, l’OCADES Caritas Burkina a tenu l’atelier d’appropriation de son nouveau projet d’assistance multisectorielle. Financée par Caritas Allemagne, cette initiative vise à secourir près de 8 000 personnes affectées par la crise dans les communes de Gounghin et de Bissiga. Une réponse multisectorielle qui verra l’intervention stratégique de l’association « REFERENCE ((réseau des femmes pour la Réconciliation Nationale, la Cohésion et l’Equité Sociale) », sur le volet protection.
Face à la persistance de la crise humanitaire dans la région du Nakambé, la solidarité s’organise. C’est au Centre Africain de Recherche et de Formation en Développement Humain Intégral (CARFDHI) que les acteurs de mise en œuvre se sont réunis pour lancer officiellement les activités du projet intitulé « Assistance multisectorielle aux personnes affectées par la crise humanitaire dans les communes de Gounghin et de Bissiga ».
Cet atelier d’appropriation, présidé par Madame Chantal ROAMBA, Cheffe du Département Solidarité Humaine, a rassemblé les équipes du Secrétariat Général, des Secrétariats Exécutifs Diocésains (SED) de Koupéla et Tenkodogo. Elle a vu également la participation de Mme Gifty NARH, présidente de l’association « REFERENCE. L’objectif étant d’harmoniser la compréhension du projet pour garantir une efficacité maximale sur le terrain.

Une action globale pour répondre à une situation difficile D’une durée de 12 mois (novembre 2025 – octobre 2026), ce projet d’un budget de 245 794 091 de FCFA entend répondre aux besoins urgents des populations déplacées des communes de Bissiga (province du Boulgou) et de Gounghin (province du Kouritenga).
L’intervention repose sur quatre piliers essentiels pour contribuer à la restauration de la dignité des ménages :
- La Sécurité Alimentaire : Distribution de vivres et de kits d’articles ménagers essentiels (NFI) à 400 ménages vulnérables (PDI et hôtes).
- La Nutrition : Prévention et prise en charge de la malnutrition chez les enfants de moins de 06 à 59 mois et les femmes enceintes/allaitantes, incluant la distribution de farine enrichie et le dépistage communautaire.
- Les Moyens d’Existence : appui à 150 femmes vulnérables pour développer des Activités Génératrices de Revenus (AGR) afin de renforcer leur autonomie.
- La Protection : Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) et renforcement de la cohésion sociale.
Comme l’a souligné Mme ROAMBA lors de son discours d’ouverture : « Au-delà des chiffres et des indicateurs, ce sont avant tout des vies que nous cherchons à protéger… L’objectif n’est pas seulement d’agir dans l’urgence, mais surtout de créer les conditions d’une résilience durable ».
L’Association « REFERENCE » : une expertise clé en protection

L’une des innovations majeures de ce projet réside dans le partenariat stratégique noué avec l’association Référence. Reconnue pour son expérience, cette organisation assurera la mise en œuvre du volet protection, spécifiquement la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Dans un contexte où les déplacements massifs de populations accroissent la vulnérabilité des femmes et des jeunes filles face aux VBG, l’association « REFERENCE » déploiera une approche communautaire incluant :
- la formation d’acteurs locaux et de « confidentes endogènes » ;
- la sensibilisation des communautés ;
- le référencement et la prise en charge des survivantes à travers l’approche TYLAY ;
- la distribution de kits de dignité.
Cap sur la mise en œuvre


L’atelier a permis de définir les rôles de chaque acteur, de valider les outils de suivi-évaluation et de clarifier les procédures administratives exigées par le bailleur, Caritas Allemagne.
Avec près de 8 000 bénéficiaires attendus, l’OCADES Caritas Burkina à travers les SED de Koupéla et Tenkodogo ainsi que l’association « REFERENCE », réaffirment leur engagement à ne laisser personne de côté. « Ce projet vise un changement réel dans la vie quotidienne des bénéficiaires : manger à leur faim, vivre plus en sécurité, retrouver une dignité », a conclu la Cheffe du Département Promotion Humaine.
DAYAMBA B. Bénédicte, communicatrice
