Le vendredi 07 novembre 2025, le Secrétariat Général de l’OCADES Caritas Burkina a accueilli une délégation de l’Ambassade de Belgique au Burkina Faso, composée de Madame Maria-Goretti Nyirarukundo, Cheffe de la Coopération, et de Monsieur Nathan Lowens, Chargé des Affaires humanitaires. Cette visite officielle a offert un cadre privilégié pour faire le point sur l’état du partenariat, partager les défis liés à la crise humanitaire actuelle et envisager de nouvelles perspectives de collaboration.
Un partenariat renforcé dans un contexte complexe
Au cours des échanges, les deux parties ont examiné l’avancement des projets soutenus par la Belgique, y compris ceux financés par le Fonds Humanitaire Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC).
Interrogé sur les spécificités de l’OCADES, le Secrétariat Général a mis en évidence plusieurs éléments essentiels, notamment la forte acceptation locale de l’institution, son ancrage profond dans les communautés, sa capacité d’adaptation aux nouvelles orientations administratives et son engagement constant à servir les populations les plus vulnérables avec rigueur et prudence.

L’Église, un acteur clé dans les zones les plus sensibles
L’accès humanitaire a constitué un point majeur des discussions.
L’OCADES a rappelé son positionnement particulier, fondé sur la vocation et la présence continue de l’Église au cœur des communautés. Comme l’a souligné le Secrétaire Général :
« L’Église est la dernière structure à quitter un lieu quand ça va mal. Tant qu’il y a des populations, nous sommes là. »
Grâce à ce maillage territorial solide, l’organisation intervient dans plusieurs zones à forts défis sécuritaires, là où l’accès demeure extrêmement restreint pour de nombreux acteurs. Les interventions se déploient dans divers domaines : sécurité alimentaire et moyens de subsistance, eau, hygiène et assainissement (WASH), protection, abris et assistance d’urgence. Elles se font en synergie avec des partenaires tels que CRS et l’UNHCR.
Une approche de ciblage centrée sur la vulnérabilité
La délégation belge s’est particulièrement intéressée à la méthodologie de ciblage mise en œuvre par l’OCADES. L’équipe a présenté un processus participatif et rigoureux structuré autour de trois grandes étapes. La première consiste à accorder la priorité aux personnes les plus vulnérables, dans un souci constant d’équité. La seconde vise à intervenir dans les zones sous-servies, là où les acteurs humanitaires sont rares ou absents. Enfin, la troisième étape repose sur l’implication directe des communautés, notamment à travers des assemblées générales, des enquêtes de terrain et une validation collective des listes de bénéficiaires.
Cette méthode garantit transparence, redevabilité et cohésion sociale.
Bilan et perspectives de collaboration
Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du partenariat, ainsi qu’à la réactivité du FHRAOC, même si les délais très courts (parfois 48 heures) pour certaines requêtes demeurent un défi opérationnel.
L’OCADES a également plaidé pour que le Burkina Faso soit maintenu parmi les pays prioritaires de la coopération belge, pour une meilleure visibilité du pays dans les programmes et pour un renforcement des relations directes avec l’Ambassade.
En réponse, la Cheffe de la Coopération, Mme Maria-Goretti Nyirarukundo, a réaffirmé que la protection et la localisation resteront des axes majeurs de l’engagement belge au Burkina Faso, tout en soulignant la volonté de son institution de conserver un rôle actif et pertinent dans la réponse humanitaire.
Cette visite témoigne de la solidité du partenariat entre le Burkina et la Belgique.
Elle ouvre la voie à un approfondissement de la coopération au service des populations vulnérables, dans un contexte sécuritaire exigeant qui requiert engagement, innovation et proximité communautaire.

B. Bénédicte DAYAMBA, Chargée de Communication
plaidoyer et mobilisation des ressources
