Quand SOUBEIGA Antini évoque son arrivée à Koupéla en 2024, sa voix tremble encore légèrement. Originaire de Bilanga, elle a fui avec son mari et ses cinq enfants après une attaque. Ce jour-là, elle a laissé derrière elle sa maison, ses biens, et une vie paisible brutalement interrompue.
« Nous avons tout laissé derrière nous. À notre arrivée en 2024, je n’avais même pas de quoi cuisiner. J’ai dû emprunter quelques ustensiles pour préparer à manger à mes enfants », raconte-t-elle, les yeux baissés.

Installée tant bien que mal à Koupéla, Antini refuse pourtant de céder au désespoir. Elle se lance dans la vente de galettes pour subvenir aux besoins de sa famille, pendant que son mari part chaque jour dans une commune voisine, Tanghin, à la recherche d’un petit travail. Mais malgré leurs efforts conjoints, les ressources restent maigres : « Avant l’aide, seuls les enfants avaient droit à un petit déjeuner. Nous, les adultes, on ne mangeait qu’une seule fois par jour. »
Inscrite auprès des services sociaux de la mairie de Koupéla, elle a pu bénéficier de l’assistance alimentaire offerte par l’OCADES Caritas Burkina dans le cadre du projet « Assistance alimentaire, nutritionnelle et d’appui à la santé mentale des ménages vulnérables (P115-2024-002) », financé par Caritas Allemagne.
Grâce à ce projet, l’OCADES Caritas Burkina nous a soutenus à deux reprises avec des kits alimentaires composés de 25 kg de riz, 25 kg de maïs, 25 kg de haricots, 5 litres d’huile et 1 kg de sel. Ce soutien a été un véritable soulagement pour ma famille. Jusqu’à présent, il nous reste encore un peu de stock pour notre consommation. », témoigne Antini avec reconnaissance.

Si ces kits ont apporté un répit, le besoin demeure pour Antini. Son plus grand souhait est de pouvoir rendre les ustensiles qu’elle a empruntés. « Un kit d’articles ménagers m’aiderait énormément », ajoute-t-elle.
Pour cette famille, comme pour tant d’autres déplacées, l’aide humanitaire est plus qu’un simple geste de survie. Elle est une lueur d’espoir, un soutien essentiel pour tenir bon et se reconstruire.
KY Rose Arlette Cissima
Chargée de communication,
plaidoyer et mobilisation des ressources
