Ce mardi 15 juillet 2025, c’est une foule immense, empreinte de vives émotions et d’un profond respect, qui est venue dire un dernier adieu à M. Arsène Flavien BATIONO, arraché brusquement à notre affection, le mardi 08 juillet 2025 à Ouagadougou. L’absoute, présidée par Monseigneur Pierre Claver MALGO, Évêque de Fada, a réuni près d’une vingtaine de concélébrants, à l’Église Notre-Dame du Rosaire de Kologh-Naaba. Ce départ brutal, dans des circonstances aussi choquantes qu’incompréhensibles, a bouleversé tous ceux qui l’ont connu. Il laisse un vide immense et une douleur profonde parmi ses proches, ses collègues et tous ceux qui ont eu la chance de croiser le chemin de l’homme qu’on appelait affectueusement « stratégiquement ».
Un dernier adieu sous le signe de la Foi et de l’Espérance
Le recueillement en mémoire de Arsène Flavien Bationo a débuté au Centre Hospitalier National YALGADO Ouédraogo, où s’est tenue la levée du corps. Sa famille, ses proches, ses amis et ses collègues s’y sont réunis pour lui rendre un premier hommage, témoignant de l’empreinte qu’il a laissée dans la vie de ceux qui l’ont connu.


Dans la continuité de cette atmosphère de recueillement, l’Église Notre-Dame du Rosaire de Kologh-Naaba a ensuite accueilli sa dépouille pour la messe d’absoute.




L’Abbé Constantin Safanitié SERE, Secrétaire Général de l’OCADES Caritas Burkina, a prononcé une homélie d’une profondeur spirituelle, qui a bouleversé l’assemblée. Il a exhorté chacun à puiser dans l’espérance, la force de traverser cette épreuve douloureuse : « Que notre espérance soit plus forte que notre douleur. Nos cœurs sont troublés, mille interrogations sont sur nos lèvres. Pourquoi ? Pourquoi M. Bationo Arsène Flavien, notre époux, notre frère, notre collaborateur, notre collègue et notre ami a-t-il été arraché à notre affection si tôt ? Pourquoi un homme si calme, si serein, si généreux, dans des circonstances qui restent encore à être élucidées ? »

Poursuivant, il a rappelé avec foi : « Mourir jeune, de façon brutale, voire dramatique, ne nous soustrait pas à l’amour de Dieu. Il est douloureux d’être arraché à la vie au seuil de sa maturité, mais celui qui vit sa « Pâques » ainsi n’est pas un maudit. Notre frère et ami Arsène Flavien demeure un serviteur fidèle, un ami de Dieu, au-delà de la tragédie de sa trouble disparition. »

Arsène Flavien Bationo : la grandeur et l’engagement dans le silence
Né le 16 juillet 1983 à Réo, Flavien Bationo était un homme de foi profonde, un esprit brillant et un travailleur acharné. Son parcours à l’OCADES Caritas Burkina illustre son dévouement exceptionnel. Entré en juin 2008, il a servi pendant onze ans comme Chargé de Communication et de Plaidoyer, un rôle qu’il a mené avec brio. À partir de 2019, il a pris la responsabilité de Chef du Département Promotion Humaine, un poste qu’il a occupé jusqu’à son dernier souffle avec loyauté et une persévérance exemplaire.
Ses collègues de l’OCADES se souviennent de lui comme d’un « bâtisseur silencieux », passionné par le travail bien fait. C’était un homme « stratégiquement » sage, un sobriquet affectueux qui soulignait sa finesse d’esprit et son sens de l’humour. Il portait en lui une soif immense de transmettre, d’élever les autres, sans jamais chercher à se mettre en avant. Flavien avait cette sagesse rare de s’effacer pour laisser grandir les talents autour de lui.

Par ailleurs, Flavien Bationo était un professionnel aux compétences multiples : juriste, communicateur chevronné, formateur passionné, manager de projets. Son parcours académique parlait de lui-même : trois Masters, une Maîtrise, un DEUG 2 en Droit, plusieurs certifications, trois ouvrages publiés, et un doctorat en cours de préparation. Pourtant, malgré cette impressionnante feuille de route, il est toujours resté fidèle à ses valeurs : disponibilité, humilité, écoute et bienveillance, constamment accompagné de ce sourire affable qui ne le quittait jamais.
De plus, Flavien était un membre actif du groupe des lecteurs « Saint Jérôme » de l’Église Notre-Dame du Rosaire de Kologh-Naaba, où il était apprécié pour sa discrétion, sa gentillesse et son efficacité.

Son ami d’enfance et collègue, Bazié Simplice, a résumé en une phrase la profondeur de sa foi : « C’est dans la foi et dans l’espérance du salut que je te sais présent auprès du Christ, celui-là même que tu as toujours servi. »

Enfin, ses collègues du Secrétariat Général de l’OCADES Caritas Burkina, profondément affectés, ont exprimé la mesure de la perte subie : « nous perdons bien plus qu’un collègue. Nous perdons un frère, un ami, un pilier dont l’absence laisse un vide profond et douloureux. Mais au-delà de notre peine, nous voulons célébrer ta vie, honorer tes valeurs, tes engagements sincères, et garder vivants les souvenirs précieux que tu laisses en chacun de nous. »
Une reconnaissance unanime et un dernier repos
En signe de gratitude, la famille Bationo a exprimé ses remerciements les plus sincères à la communauté Caritas, à ses collègues, ses amis et à toutes les personnes qui, par leur présence ou leurs prières, ont accompagné cette douloureuse épreuve avec compassion.
De son côté, Monseigneur Pierre Claver Malgo a transmis les messages de condoléances du Président de la Conférence Épiscopale Burkina-Niger, du Président de l’OCADES Caritas Burkina, ainsi que de l’ensemble des évêques du pays. Tous ont tenu à témoigner de leur proximité spirituelle et de leur solidarité envers la famille biologique et professionnelle de Flavien.





C’est au cimetière de Kamboinsin, dans le calme d’une terre paisible, que repose désormais Arsène Flavien BATIONO. Nombreux étaient les parents, amis, confrères et anonymes venus lui adresser un ultime hommage.



Flavien, va en paix. Ta mémoire nous accompagnera, « stratégiquement », pour toujours. Ta bonté, ton savoir et ta disponibilité à toujours servir les autres, resteront inoubliables pour les générations à venir..


Des moments d’intenses émotions





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