Journée mondiale de l’environnement 2019 : le combat contre la pollution atmosphérique est l’affaire de tous et nous allons la gagner

Le 5 juin de chaque année, le monde entier célèbre la journée mondiale de l’environnement. Pour cette édition 2019, la célébration a porté sur le thème de « la pollution de l’air ».  L’Organisation Catholique pour le Développement et la Solidarité (OCADES Caritas Burkina) a commémoré cet évènement dans le diocèse de Bobo Dioulasso à travers la pose de la première pierre d’un bloc de latrine à la paroisse Sainte Famille de Tounouma et la plantation d’arbres au petit séminaire de Nasso.

92 % des personnes dans le monde ne respirent pas un air pur

La Journée mondiale de l’environnement (JME) a été initiée par l’Organisation des Nations unies en 1972, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. Chaque Journée mondiale de l’environnement est organisée autour d’un thème qui attire l’attention sur une préoccupation environnementale particulièrement urgente. Cette édition 2019 est centrée sur la pollution de l’air, un problème mondial majeur avec plus de 7 millions de décès par an et 9 personnes sur 10 qui respirent un air pollué. Ce thème nous invite à réfléchir à la manière dont nous pouvons changer notre quotidien et nos habitudes afin de réduire la pollution que nous produisons et respirons ! et donc de contrecarrer sa contribution au réchauffement de la planète et ses effets sur notre santé.

La pollution de l’air peut être d’origine naturelle ou anthropique (les transports, l’industrie, l’agriculture, l’orpaillage, les déchets, etc.). Cette pollution atmosphérique survient lorsque des gaz, des particules de poussières et autres sont rejetés dans l’atmosphère menaçant ainsi la santé humaine et l’environnement. Elle pourrait menacer notre existence sur cette terre si nous n’agissons pas dès maintenant pour arrêter cette croissance exponentielle de polluants dans l’air.
Pour réduire les émissions des gaz dans l’atmosphère, plusieurs solutions se présentent à nous. Il y a la promotion du transport en commun, l’encouragement du covoiturage, l’équipement des véhicules de pots catalytiques et l’utilisation de carburants propres. Au niveau industriel, il y a la pleine nécessité de faire un traitement adéquat des gaz avant leur rejet dans l’atmosphère. Il y a aussi et surtout la promotion des énergies nouvelles et renouvelables notamment le solaire et l’éolienne. De façon générale, la promotion des meilleures techniques disponibles et des meilleures pratiques environnementales apparaissent également et surtout comme une réponse durable.

Un bloc de latrines pour mettre fin à la défécation à l’air libre

La célébration de la journée du 5 juin est devenue une tradition à l’OCADES Caritas Burkina depuis quelques années et se fait de façon tournante dans les diocèses. C’est le diocèse de Bobo Dioulasso qui abrité cette année la journée de l’environnement. Deux activités étaient au programme. La première activité était la pose de la première pierre pour la construction d’un bloc de latrines au profit de la communauté paroissiale Sainte famille de Tounouma. Cette petite cérémonie a connu la présence du Curé de ladite paroisse et quelques membres de l’OCADES Caritas Burkina. C’est un curé visiblement très ému et reconnaissant que nous avons rencontré à la fin de la cérémonie « Je remercie l’OCADES Caritas Burkina pour le choix de la Paroisse Sainte famille de Tounouma pour la réalisation de cette œuvre qui vient à point nommé. Le site choisi est approprié car les latrines bénéficieront aux paroissiens, aux jeunes et aux étudiants qui y font le sport ou étudient » a-t-il laissé entendre. Au nom de l’ensemble de la paroisse, le curé a remercié le donateur et s’est engagé à en faire un bon usage.  A la suite du Curé c’est le Secrétaire Exécutif Diocésain (SED) de Bobo Dioulasso, Abbé Arsène Palm qui s’est exprimé sur le bien fondé de cette initiative. Il est tout d’abord revenu sur le thème de la journée qui aborde la thématique de la pollution de l’air. Il a rappelé que l’OCADES travaille dans le domaine du développement et surtout pour le bien-être des populations. Le bien-être passe aussi par l’hygiène et l’assainissement. C’est pourquoi, vu le nombre de personnes qui fréquente cette paroisse, aussi bien pour le culte que pour le sport, et le manque d’infrastructures adéquats pour se soulager, l’OCADES a jugé nécessaire d’y implanté un bloc de latrine. Le SED Bobo a saisi cette occasion pour remercier le conseil paroissial et toutes les personnes de bonnes volontés qui se sont engagés dans la réalisation de ce bloc de latrine qui coûtera environ 2 millions de francs CFA. Pour clore la série des interventions, le Secrétaire Général (SG) du réseau, Abbé Constantin SERE a emprunté les mots du SG de l’ONU, Antonio Guterez pour rappeler que dans le monde entier 9 personnes sur 10 respirent de l’air pollué dû essentiellement aux activités domestiques, à l’agriculture, au transport, etc. Il a salué cette initiative qui va permettre à tous ceux qui fréquentent la paroisse et ceux qui y vivent autour de respirer de l’air frais. Pour terminer, il a invité tout le monde à mener les différentes activités domestiques, agricoles, industrielles… tout en veillant au respect de la qualité de l’air que nous respirons.

La plantation d’arbres, une solution à la pollution de l’air

La deuxième activité a été la plantation de 200 pieds d’anacardiers au Petit séminaire de Nasso, situé à une quinzaine de kilomètre de la ville de Bobo Dioulasso. Les séminaristes et les aspirantes de Nasso se sont fortement mobilisés pour commémorer cette si importante journée. Le Directeur du Petit séminaire de Nasso, Abbé Janvier Roger SANON, apprécie à sa juste valeur le choix de leur site pour cette plantation d’arbres et se dit très reconnaissant à l’OCADES Caritas Burkina « La plantation d’anacardiers fait partie du programme de la célébration du jubilé d’albâtre de notre séminaire. Au moment où nous étions en train de réfléchir à la manière de concrétiser ce rêve une main providentielle s’est tendue vers nous. Nous sommes très heureux et nous nous engageons à entretenir ces anacardiers et à les protéger contre les feux de brousse ».

De l’avis de l’Abbé Constantin SERE, sans environnement il n’y a pas de vie. Et l’air pollué contribue à la destruction de notre santé et de notre qualité de vie « La plantation d’arbres constitue une solution palliative à la pollution de l’air parce que l’arbre a pour rôle de séquestrer le carbone et de libérer l’oxygène. Cette plantation contribuera à assainir davantage la qualité de l’air que nous respirons ». Pour clore son propos, il a invité le séminaire à entretenir ces arbres et les populations à mener des activités domestiques et utiliser des moyens de transports qui vont contribuer à préserver la qualité de l’air que nous respirons.

Le changement climatique est l’une des plus grandes menaces au développement durable à l’échelle mondiale. Pour mettre fin à ce déséquilibre causé par nos modes de consommation et de production non durables, chacun de nous doit s’engager au quotidien à poser des gestes qui vont permettre de léguer un environnement sain aux générations futures.

Béatrice Kaboré

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :