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{"id":793,"date":"2014-03-17T11:42:47","date_gmt":"2014-03-17T10:42:47","guid":{"rendered":"http:\/\/ocadesburkina.org\/?p=793"},"modified":"2014-03-17T13:32:42","modified_gmt":"2014-03-17T12:32:42","slug":"lutte-contre-la-faim-des-enfants-au-burkina-faso-entre-progres-et-regressions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ocadesburkina.org\/?p=793","title":{"rendered":"Lutte contre la faim des enfants au Burkina Faso, entre progr\u00e8s et r\u00e9gressions"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">OUAGADOUGOU, 16 mars 2014 (IRIN) &#8211; La lutte contre la malnutrition infantile a gagn\u00e9 du terrain au Burkina Faso, mais le taux de malnutrition chronique reste au-dessus du seuil d&rsquo;urgence, particuli\u00e8rement dans les zones rurales. Si le gouvernement et ses partenaires n&rsquo;intensifient pas leurs efforts de pr\u00e9vention, cette situation perdurera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le taux de malnutrition aigu\u00eb s\u00e9v\u00e8re (MAS) s&rsquo;est \u00e9tabli \u00e0 8,2 pour cent en 2013, contre 10,9 pour cent en 2012, tandis que le taux de malnutrition chronique connaissait une l\u00e9g\u00e8re baisse, passant de 32,9 pour cent \u00e0 31,5 pour cent sur la m\u00eame p\u00e9riode, selon les statistiques de la sant\u00e9 publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces 20 derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par une tendance \u00e0 la baisse des taux de malnutrition, mais avec des variations d&rsquo;une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;autre. En 1993, environ 41 pour cent des enfants du Burkina Faso pr\u00e9sentaient un retard de croissance d\u00fb \u00e0 la malnutrition chronique. Ce taux a atteint 43 pour cent en 2003 avant de tomber \u00e0 35 pour cent en 2010, puis 31,5 pour cent en 2013. \u00a0Le taux de malnutrition aigu\u00eb mod\u00e9r\u00e9 (MAM) \u00e9tait de 16 pour cent en 1993.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a atteint un niveau record \u00e0 21 pour cent en 2003 avant de tomber \u00e0 8,2 pour cent en 2013. Cela s&rsquo;explique notamment par l&rsquo;am\u00e9lioration significative du traitement de la malnutrition aigu\u00eb et de la distribution de compl\u00e9ments alimentaires, selon Bertile Ouaro, responsable de la nutrition au sein du minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Mais,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a-t-il dit, les efforts de pr\u00e9vention de la malnutrition aigu\u00eb et de la malnutrition chronique restent insuffisants.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><b>Fracture urbain\/rural<\/b><b>\u00a0<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est particuli\u00e8rement vrai dans les zones rurales, a dit Monica Rinaldi, qui travaille avec l&rsquo;organisation non gouvernementale (ONG) HELP dans les districts de Dori et Shebba, situ\u00e9s dans le nord de la r\u00e9gion du Sahel. Dans les zones urbaines du Burkina Faso, un enfant sur cinq de moins de cinq ans pr\u00e9sente un retard de croissance, contre un enfant sur trois de moins de cinq ans dans les zones rurales, d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;Enqu\u00eate d\u00e9mographique et sanitaire de 2010. L&rsquo;acc\u00e8s aux services de sant\u00e9 est plus restreint dans les zones rurales que dans les villes, et la sensibilisation aux besoins nutritionnels des enfants est plus faible, ont indiqu\u00e9 les experts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la r\u00e9gion du Sahel et dans la r\u00e9gion orientale, les taux de retard de croissance sont particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s &#8211; 46 et 43 pour cent respectivement. \u00a0Il faut renforcer les efforts pour encourager l&rsquo;allaitement maternel exclusif dans ces r\u00e9gions, am\u00e9liorer les pratiques hygi\u00e9niques des familles ainsi que l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau et \u00e0 l&rsquo;assainissement, a dit Sylvestre Tapsoba, sp\u00e9cialiste de la nutrition au Fonds des Nations Unies pour l&rsquo;enfance (UNICEF).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La strat\u00e9gie nutritionnelle \u00e9labor\u00e9e par le gouvernement a mis l&rsquo;accent sur l&rsquo;am\u00e9lioration de l&rsquo;acc\u00e8s aux programmes de soins de sant\u00e9 bas\u00e9s sur la nutrition dans les zones rurales. Elle pr\u00e9voit la construction de 1 688 cliniques de sant\u00e9 dans 13 districts, en mettant l&rsquo;accent sur la pr\u00e9vention et le traitement de la malnutrition. Mais, a dit Mme. Rinaldi, il est n\u00e9cessaire de tendre la main aux<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">populations rurales, car si un effort cons\u00e9quent n&rsquo;est pas consenti, le cycle de la malnutrition ne sera pas rompu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">HELP a sensibilis\u00e9 les populations des communaut\u00e9s de Dori et Shebba, en expliquant que les femmes enceintes et les enfants en bas \u00e2ge pouvaient b\u00e9n\u00e9ficier de soins de sant\u00e9 gratuits et d&rsquo;un d\u00e9pistage de la malnutrition. Dans ces districts, le taux de fr\u00e9quentation des centres de traitement nutritionnel a bondi de 600 pour cent au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 2013. La malnutrition aigu\u00eb est souvent due \u00e0 une maladie non trait\u00e9e, donc le fait de fournir des soins de sant\u00e9 gratuits aux enfants de moins de cinq ans encourage les familles \u00e0 faire appel aux services de sant\u00e9, a dit Mme. Rinaldi. Mais le retard de croissance est souvent moins visible que la malnutrition aigu\u00eb et a donc plus de risques de passer inaper\u00e7u, a reconnu M. Ouaro, ministre de la Sant\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9ficiences en micronutriments contribuant au retard de croissance, le gouvernement a recommand\u00e9 aux familles d&rsquo;offrir un r\u00e9gime alimentaire plus vari\u00e9 aux enfants apr\u00e8s le sevrage. Il encourage \u00e9galement la consommation d&rsquo;aliments enrichis. En 2009, le gouvernement a instaur\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l&rsquo;obligation de fortifier certaines huiles en vitamine A, le sel en iode et la farine en fer et en acide folique. Mais il est difficile de faire passer le message dans tout le pays, particuli\u00e8rement dans les zones rurales isol\u00e9es, a dit M. Ouaro.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"center\"><b>Probl\u00e8me de financement<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le financement de la lutte contre la malnutrition &#8211; qui a sensiblement augment\u00e9 entre 2006 et 2013 &#8211; favorise en g\u00e9n\u00e9ral le traitement de la malnutrition aigu\u00eb au d\u00e9triment de la pr\u00e9vention de la malnutrition chronique, a dit M. Tapsoba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lors de la Conf\u00e9rence internationale de Paris de lutte contre la malnutrition infantile organis\u00e9e par l&rsquo;UNICEF en 2013, le gouvernement du Burkina Faso a demand\u00e9 35 millions de dollars pour lutter contre la malnutrition pour la p\u00e9riode 2013-2015, en mettant l&rsquo;accent sur l&rsquo;importance de la pr\u00e9vention. Les bailleurs de fonds ont financ\u00e9 des projets de nutrition \u00e0 hauteur de 19,2 millions de dollars dans le cadre de l&rsquo;appel de 2013, mais cela n&rsquo;a pas suffi \u00e0 faire la diff\u00e9rence dans les efforts de pr\u00e9vention de la malnutrition, a dit M. Tapsoba.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame 35 millions de dollars ne suffiraient pas, a-t-il dit.\u00ab Ce budget pr\u00e9visionnel est bien inf\u00e9rieur aux besoins actuels de renforcement des interventions de pr\u00e9vention en cours \u00bb, a-t-il dit \u00e0 IRIN.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;on ne fait rien de plus pour pr\u00e9venir les retards de croissance, le million d&rsquo;enfants qui souffrent de malnutrition chronique au Burkina Faso \u00ab risquent de ne jamais atteindre leur potentiel physique, intellectuel<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ou de d\u00e9veloppement, ou risquent de mourir de diarrh\u00e9e ou d&rsquo;autres maladies infectieuses \u00bb, a-t-il pr\u00e9venu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus de 45 pour cent des d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;enfants de moins de cinq ans dans le monde peuvent \u00eatre attribu\u00e9s directement ou indirectement \u00e0 la malnutrition, selon l&rsquo;UNICEF. Les enfants atteints de malnutrition mesurent en moyenne de 10 \u00e0 15 cm de moins et ont un QI inf\u00e9rieur de 10 \u00e0 15 points, et ils sont plus susceptibles de quitter l&rsquo;\u00e9cole pr\u00e9matur\u00e9ment, selon M. Tapsoba.<\/p>\n<p align=\"right\"><b>IRIN<\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 16 mars 2014 (IRIN) &#8211; La lutte contre la malnutrition infantile a gagn\u00e9 du terrain au Burkina Faso, mais le taux de malnutrition chronique reste au-dessus du seuil d&rsquo;urgence, particuli\u00e8rement dans les zones rurales. Si le gouvernement et ses partenaires n&rsquo;intensifient pas leurs efforts de pr\u00e9vention, cette situation perdurera. 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